Field note · Août 2026
Quand la conformité devient une course contre la montre
En 2025, la CNIL a infligé 486,8 millions d'euros d'amendes pour non-respect du RGPD — neuf fois plus qu'en 2024. Google a payé 325 millions d'euros, Shein 150 millions. Ce n'est pas un pic isolé : la CNIL a annoncé qu'en 2026, la moitié de ses contrôles porteraient sur la cybersécurité, pas seulement sur les cookies ou les données mal utilisées.
Deux sanctions récentes le montrent bien. Free a été condamnée à 42 millions d'euros, France Travail à 5 millions — toutes les deux pour la même raison : l'absence d'authentification à plusieurs facteurs. Un problème technique simple à corriger, mais que personne n'avait pris le temps de régler.
La conformité n'est plus un projet qu'on prépare tranquillement. C'est une course qu'on découvre avoir déjà commencée.
Pendant ce temps, la France manque de 60 000 experts en cybersécurité. Les nouvelles règles européennes, NIS2 et DORA, obligent des milliers d'entreprises à se mettre en conformité rapidement, sans avoir assez de personnes qualifiées pour le faire.
Une entreprise qui vient de recevoir un contrôle de la CNIL n'a pas le temps de chercher lentement. Elle a besoin d'un cabinet DPO ou d'un expert cybersécurité disponible tout de suite, pas d'un appel d'offres qui traîne deux mois.
C'est ce marché que je surveille de près : je mets en relation les cabinets spécialisés avec les entreprises qui en ont besoin, au moment où chaque jour compte.
— Kris-David Teffo, connecteur indépendant, entre cabinets DPO / cybersécurité et entreprises sous pression réglementaire.